La délicatesse
réalisé
par David et Stéphane Foenkinos

avec Audrey Tautou, François Damiens, Bruno Todeschini,
Mélanie Bernier, Joséphine de Meaux, Pio Marmaï...
France - 2011 - 1h48 - couleur
du
11 au 31 janvier
La délicatesse, c’est d’abord un livre écrit il
y a quelques années par David Foenkinos. L’histoire
d’une renaissance lumineuse qui a su toucher des
milliers de lecteurs avec son style si particulier et sa
foi viscérale en la beauté des rencontres singulières qui
font que tout est toujours possible, même après le pire.
Peu à peu est venue l’idée du film et c’est
avec son frère Stéphane que l’auteur décide de passer
à l’adaptation et à la réalisation du film. Un
premier film, une première réussite.
C’est l’histoire d’une femme qui va être
surprise par un homme. Réellement surprise. Mais
c’est aussi l’histoire d’un homme qui va
être surpris par une femme. Réellement surpris.
Elle, c’est Nathalie, une jeune femme qui a tout pour
être heureuse : jeune, jolie, insouciante et amoureuse de
François. Ils sont beaux, ils s’aiment, ils ont
l’avenir devant eux. Ils se marièrent et
n’eurent pas le temps d’avoir beaucoup
d’enfants car François décède brutalement. Tout
pourrait s’arrêter là. D’ailleurs, pour elle
tout s’arrête effectivement avec la mort de François,
mais après le deuil va venir le temps de la renaissance.
Un jour, sans raison, un peu perdue dans ses rêveries, elle
embrasse un de ses collègues, l’insignifiant
Markus... enfin, a priori insignifiant. Va alors naître
l’idée de ce couple improbable entre la jolie
Nathalie et un étrange escogriffe, suédois de
surcroît…
La Délicatesse est un film à l’image de son
personnage masculin principal : d’apparence simple,
discret, grave et triste, il se révèle gai, d’une
lucidité joyeuse, tendre, et il vous émeut d’une
manière totalement inexplicable. Le charme des rencontres
impromptues, improbables, inattendues. Les plus belles. Et
ce n’était pas gagné d’avance. Il faut voir la
première apparition de Markus avec son physique peu
évident, son allure débraillée, son assurance hasardeuse.
Il est aussi lunaire que solaire, c’est un formidable
personnage “driste” (drole et triste) dans une
“dramédie” très réussie.
C’est sans doute cela la délicatesse : une sensation
indicible, des petits gestes qui vous vont droit au
cœur. Le film en est rempli et il est d’une
douceur aussi simple que renversante.