WONDERFUL Town

réalisé par Aditya Assarat
avec Anchalee Saisoontorn, Supphasit Kansen, Dul Yaambunying,
Sorawit Poolsawat...
Thaïlande - 2007 - 1h32 - couleur - VO

1 semaine du 2 au 8 juillet

wonderfultown
Wonderful town nous transporte dans le sud de la Thaïlande, au bord de la mer d’Andaman, dans la petite ville de Takua Pa. Une ville dévastée par le tsunami de 2004. On ne verra évidemment rien de la catastrophe, ni même de ses conséquences directes. Mais on est saisis par une sorte d’ambiance délétère, une sorte de douleur cotonneuse, de tristesse diffuse que les images et la mise en scène traduisent magnifiquement.
Ton, un jeune architecte, arrive sur place pour superviser le chantier d’un hôtel qui se construit à proximité de la plage. Le tourisme est évidemment une des ressources principales de la région et les affaires sont loin d’avoir repris après le tsunami. À côté de la station service où il fait le plein, le jeune homme repère un modeste hôtel, qui n’offre a priori aucun des charmes qu’on pourrait attendre d’un établissement d’une ville “balnéaire”. Mais c’est bien là qu’il va poser ses pénates, désireux avant tout de trouver calme et sérénité, usé qu’il est, avant l’âge, par le bruit et la fureur de Bangkok.
L’hôtel est tenu par Na, une jeune femme discrète au charme diaphane et au sourire mélancolique, qui s’occupe en outre de sa grand-mère et de son neveu, fils d’un frère qui a mal tourné… Ton s’installe, prend ses marques, seul pensionnaire visible de l’hôtel. Il assure son boulot sur le chantier, sans enthousiasme particulier, et semble plus concerné par les maisons meurtries, ou détruites, ou dévastées, qui hantent encore les environs. Très belles séquences qui incarnent bien la souffrance générale évoquée plus haut.
Et puis peu à peu, timidement, Ton va s’intéresser à Na, l’approcher, l’apprivoiser. Une relation douce et incertaine naît entre eux, qui curieusement ne sera pas du goût de tout le monde. Comme si la naissance d’un petit bonheur était impossible à accepter dans cette région résignée au malheur…