Les
murs
porteurs
réalisé par Cyril Gelblat
avec
Shulamit Adar, Miou Miou, Charles Berling, Giovanna
Mezzogiorno…
France - 2008 - 1h32 - couleur
une
semaine du 3 au 9 septembre
Frida ne sait plus très bien où elle habite mais elle
n’a pas oublié où elle habitait, où elle a vécu le
meilleur de sa vie. Un temps béni où, après avoir eu le
sentiment d’échapper au pire, la vie repoussait
partout, légère comme la jeunesse, où son bonhomme lui
parlait d’amour. Frida a la mémoire qui flanche et
depuis quelque temps elle revient sonner à la porte de son
ancien appartement.
Frida
n’est pas seule au monde, elle a même une chouette
famille. Un grand fils qui ne pense qu’à son
formidable boulot de journaliste, comprend tout du monde,
mais rien de ses proches. Et puis il y a sa fille Judith,
qu’une formidable énergie habite, elle a la malice
aisée, le fou-rire facile, la tendresse spontanée…
elle avait choisi de s’occuper de ses enfants et
s’interroge sur son utilité maintenant que son
dernier fils part vivre sa vie ailleurs…
Alors, au moment où la fuite du temps menace, ces murs du
bonheur, ces murs fondateurs vers lesquels Frida ne cesse
de revenir vont irrésistiblement les rassembler, faire
rempart contre les duretés du quotidien, les angoisses qui
pointent, la crainte de l’avenir… et leur
donner la force qui manque à chacun d’eux
lorsqu’il est seul.
C’est un très délicat et très joli film, qui
s’attarde sur la part de lumière des personnages :
petite lumière vacillante qui fait chaud au cœur et
donne des envies de famille chaleureuse, de clan…
Familles je vous aime, sussure Cyril Gelblat qui réussit là
un premier film tout en finesse. Frida a un charme fou,
Miou Miou et Berling sont formidables, drôles et
bouleversants.