La
colline aux
coquelicots
réalisé
par Goro Miyazaki

film
d’animation - d’après le manga de Chizuru Takahashi et
Tetsuro Sayama - scénario de Hayao Miyazaki
Japon - 2012 - 1h31 - couleur - VF
à partir du 8 février
Umi est
une jeune lycéenne qui vit dans une vieille bâtisse au sommet
d’une colline surplombant le port de Yokohama. Chaque matin,
depuis que son père a disparu en mer, elle hisse deux pavillons
face à la baie, comme un message lancé à l’horizon. Au lycée,
quelqu’un a même écrit un article sur cet émouvant signal
dans le journal du campus. C’est peut-être l’intrépide
Shun, le séduisant jeune homme qu’Umi n’a pas manqué de
remarquer... Si elle n’est pas seule dans ce cas-là, Shun est
pour ainsi dire la coqueluche des filles du lycée, c’est bel
et bien vers elle que les yeux du jeune homme vont se tourner.
Attirés l’un par l’autre, les deux adolescents vont
partager de plus en plus d’activités, mais c’est la
défense du “Quartier Latin”, grande bicoque incroyable,
à la beauté fascinante et aux mystères surréalistes, qui va sceller
une fois pour toute leur amitié. En 1963, l’heure est à la
modernisation à cause des Jeux Olympiques de Tokyo qui
approchent.
Et ce vent de modernité menace “KaruchieRatan“, alias
Quartier Latin, la grande demeure poussiéreuse que squattent les
jeunes du lycée. Tout le monde, garçons comme filles, va
s’unir pour empêcher la destruction de leur centre culturel.
Dans un Japon entre tradition et modernité, à l’aube
d’une nouvelle ère, Umi et Shun vont se découvrir et partager
une émouvante histoire d’amitié, d’amour et
d’espoir.
Après Arrietty, le petit monde des chapardeurs, voici le nouveau-né
des célèbres studio Ghibli qui nous arrive tout auréolé d’un
incroyable succès au box-office japonais. La touche Miyazaki est
une fois encore partout sur l’écran, même si le maître Hayao
Miyazaki a, à nouveau, laissé les manettes à un autre réalisateur.
Et pas n’importe lequel puisqu’il s’agit de son
fils Goro - et lorsque l’on connaît les difficiles relations
du père et de son fils, on savoure toute l’ironie d’un
scénario, écrit par le premier et confié au deuxième, dont
l’un des traits principaux est l’absence du
père...
Comme dans les précédents films Ghibli, on retrouve avec grand
plaisir ces personnages comme toujours charmants, doux, mais qui
n’en gardent pas moins une réelle profondeur, on est envoûtés
par les dessins et bouleversés par la musique. C’est aussi le
cadre de l’œuvre qui nous séduit : ce Japon des années
60 n’a rien d’une carte postale, et par ses couleurs,
ses costumes, ses dessins, nous immerge assez rapidement dans cet
univers oscillant joliment entre mélancolie et
émotion.
à partir de 8/9 ans