LE ROI et
le clown
réalisé par Lee Jun-ik
avec Karm Woo-sung, Jung Jin-young, Lee Joon-gi, Kang
Soung-yeon...
Corée du Sud - 2005 - 1h59 - VO
1 semaine du 18 au 24 juillet

C’est
un spectacle total, un ravissement pour les yeux, un
réjouissement pour l’esprit… et le cœur
y bat plus d’une fois la chamade. Nous plongeons dans
le passé somptueux, fascinant et lointain d’un pays
mystérieux qu’on connaît mal, voire pas du tout, et
néanmoins on y tâte de grands thèmes éternels comme
l’ambiguïté des relations humaines, les jeux
variables de l’amour, le rapport entre pouvoir et
culture, le rôle subversif de l’art, les effets du
pouvoir sur le sexe et du sexe et sur le pouvoir…
Cette histoire tragique et drôle se situe en Corée, au XVIe
siècle, sous le règne du souverain Yon-San, dixième de la
plus longue dynastie de l’histoire de la Corée, la
dynastie Chosun. Si les puissants vivent dans la richesse
et l’opulence, ici comme ailleurs, au XVIe siècle
comme aujourd’hui, l’écart est immense entre le
petit peuple et ceux qui bénéficient des largesses de la
cour. Alors, le petit peuple est mécontent et s’amuse
comme un fou quand un saltimbanque de talent vient lui
faire spectacle et se moquer du souverain…
De talent, le clown Jang-Seng n’en manque pas,
impertinent autant qu’époustouflant funambule, il
joue ses numéros avec son amoureux Gong-Gil. Jang-Seng va
se mettre en tête d’aller jusqu’à la capitale
où leur drôlerie et leur critique burlesque de la vie du
roi et des pratiques de la cour ne tardent pas à remuer les
foules. Mais un ministre voit le spectacle, s’indigne
et jette les deux comédiens en prison pour insolence
caractérisée.
Le souverain s’ennuie. Aussi, quand Jang-Seng propose
le pari saugrenu de laisser Yon-San décider de sa vie après
avoir vu son spectacle, il est intrigué par l’audace
du clown : la vie sauve s’il tire un rire du roi.
Le film est largement inspiré d’une pièce célèbre
écrite par Kim-Tae-wong d’après le journal royal du
souverain Yon-San. Le film a battu des records historiques
en Corée, où il a remporté plusieurs de l’équivalent
de nos César.