LA
BELLE
PERSONNE
réalisé
par Christophe Honoré
à partir du 17 septembre en SORTIE NATIONALE
avec
Louis Garrel, Léa Seydoux, Grégoire Leprince-Ringuet...
France - 2008 - 1h30 - couleur
Dans Paris (2006), Les chansons d’amour (2007), et
maintenant La belle personne, trois ans, trois films, trois
sacrées bonnes surprises à chaque fois... on n’a pas
fini de suivre de près ce faiseur d’images, ce
cinéphage, ce musicovore. Ces trois films, réalisés dans
une même économie de moyens, un même geste, une même
attention au présent et une même rapidité
d’exécution, forment une trilogie, un portrait en
trois volets de la jeunesse, de l’amour et de Paris.
Plus sombre et tragique dans sa manière d'appréhender
l'absolu de l'amour que dans ses oeuvres précédents Honoré
nous entraîne ici dans une nouvelle romance pleine
d’émotions, de magie, d’étincelles, de larmes,
et de musique.
“Jamais cour n’a eu tant de belles
personnes...” Tout a débuté avec ces quelques mots de
Madame de Lafayette, mots qui ont entraîné dans
l’esprit de Christophe Honoré l’idée
d’une autre cour, celle d’un lycée parisien, et
d’autres belles personnes, la jeunesse
d’aujourd’hui. Cette jeunesse grave et
gracieuse, ces presque adultes coincés dans un monde qui
les agresse, les considère toujours plus ou moins comme des
ennemis, sauvageons ou fils à papa et dans le même
mouvement, les désigne comme des objets de désir et en font
les canons de la beauté d’aujourd’hui. Cette
jeunesse éternelle, celle incarnée, déjà, il y a trois
siècle par une jeune femme nommée Mademoiselle de Chartres,
Princesse de Clèves.
Junie, seize ans, change de lycée en cours d'année suite à
la mort de sa mère. Elle intègre une nouvelle classe dont
fait partie son cousin Matthias. Jolie brin de fille au
regard triste elle est bien vite courtisée par la bande de
copains de Matthias. Finalement, c’est dans les bras
du plus timide d’entre eux qu’elle trouvera
refuge. Raide dingue de la demoiselle Otto s’est
finalement décidé à lui déclarer saflamme. Etonné par sa
propre audace et par la tournure des évènements, il voit
naître entre eux les premières étincelles de l’amour.
Mais bientôt, Junie sera confrontée au grand amour, celui
qui paralyse tout en vous donnant des ailes, celui qui
renverse, qui bouscule, celui qui consume... Il
s’appelle Nemours, il est professeur d'italien, et
une fois que son regard aura croisé celui de Junie, plus
rien ne sera comme avant. La passion qui naît entre eux
sera vouée à l'échec. Ne voulant pas céder à ses
sentiments, Junie s'obstine à refuser le bonheur, car il
n'est à ses yeux qu'une illusion....