215,5 millions d'entrées
pour le cinéma français en 2011, soit son meilleur niveau
depuis 45 ans (1966, l'année de La grande vadrouille) et
une progression de 4,5% par rapport à 2010. Apparemment, la
crise n'affecte pas tout le monde ! On doit ce succès bien
sûr à Intouchables qui atteindra les 17 millions d'entrées
cette semaine, mais pas que. Le cinéma français dans son
ensemble a été particulièrement prolifique et de qualité
cette année.
Comme je l'espérais dans mon dernier édito, nous avons
aussi particulièrement bien terminé l'année. Décembre a
comblé nos espérances et nous fait atteindre 92 146 entrées
en 2011, soit 10 347 de plus qu'en 2010 (81 799) et donc
une progression de + 12,6% (beaucoup mieux que la moyenne
nationale).
Cette progression, ainsi que l'aide financière de la mairie
reçue en 2011, va nous remettre à flot et nous permettre de
rééquilibrer des comptes dans le rouge depuis quelques
années.
Pour 2012 il nous faudra maintenir le cap en espérant que
cette croissance continue. Ce n'est pas gagné, car 2012
risque d'être une année difficile, au moins pour ses six
premiers mois.
En effet, nous ne devrions être équipés en projecteurs
numériques que l'été prochain, mais c'est un parcours semé
d'embûches tant le coût est important (environ 260
000€)
et les modalités de financement complexes. Or les copies en
pellicule 35mm se raréfient déjà. Alors qu'on nous avait
garanti la pérennisation de ce support jusqu'à la fin 2012,
on annonce aujourd'hui sa disparition pour cet été.
Notre programmation n'en est que plus complexe. Aux
problèmes de concurrence auxquels nous sommes confrontés
depuis l'apparition des multiplexes s'ajoutent le problème
de la disponibilité des films sur le support 35mm. Certains
films ne sont déjà plus accessibles qu'en DCP (le Digital
Cinema Package est l'équivalent en cinéma numérique de la
copie de projection en pellicule argentique 35mm). Pour
l'instant il s'agit soit de films très très petits ou très
très (trop) gros, nous ne sommes donc que peu affectés.
Mais le mouvement est largement amorcé et les distributeurs
sont de plus en plus réticents, devant les difficultés
économiques croissantes (tous n'ont pas touché le jackpot
d'Intouchables), à supporter les frais d'édition des deux
supports.
Je n'aurais pas cru écrire cela un jour, mais vivement que
nous les ayons enfin, ces “sacrés” projecteurs
numériques !
Comme annoncé aussi dans notre précédent édito, suite à
l'augmentation de la TVA mais aussi à une nécessité
économique, nos tarifs vont augmenter à partir du 1er
février 2012. Le plein tarif passera de 6,00
€ à 6,50
€. Les carnets
d'abonnement passeront à 48
€ les 10 places.
Les anciens tickets seront bien sûr toujours valables.
Pour finir, parlons un peu programmation et notamment des
deux soirées spéciales de ce programme.
Pour commencer, le vendredi 3 février, deux anciens
collègues de Werner (quand il travaillait à Utopia
Bordeaux) viendront vous parler de leur expérience de
cinéma itinérant au Pérou, après la projection unique
de Fausta.
Ensuite, vendredi 10 février, nous aurons le plaisir de
recevoir Yannick Kergoat, coréalisateur du documentaire sur
les média Les nouveaux chiens
de garde.
Et comme il me reste un peu de place, j'en profite pour
annoncer une soirée qui n'aura lieu que sur le prochain
programme mais qui nous tient particulièrement à cœur
: le vendredi 9 mars, nous honnorerons les femmes de toutes
origines avec la projection du superbe documentaire Nos
ancêtres les Gauloises, qui sera suivie d'un grignotage
participatif dans le hall du ciné : vous apportez un en-cas
de votre pays ou région d'origine, on vous sert un thé ou
un jus de fruit, et on s'offre le plaisir d'être ici,
ensemble (le film donne cette envie là !). Vous pourrez
acheter vos places dès le 10 février. Bonne année à tous.
Nathalie