HARKA

écrit et réalisé par LOFTY NATHAN

du 16 au 22 novembre

avec Adam Bessa, Salima Maatoug,
Ikbal Harbi, Najib Allagui...
Tunisie/Fr./Lux./Belg. - 2022 - 1h22 - VOST

à L'AFFICHE UNE SEULE SEMAINE

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D’abord il y a la voix d’une jeune fille qui nous plonge dans le récit. Cela commence comme un conte. Des images de paysages magnifiques, une histoire de lac merveilleux qui apparaît comme par magie. Puis l’image se ternit soudain. Les eaux sont souillées. On quitte rapidement la lumineuse introduction et on entre dans le quotidien d’Ali. Il y a quelque chose de félin dans ce jeune Tunisien. Le regard fermé, hypnotique, il avance, dinar après dinar, vers son rêve, son seul espoir : partir, quitter le pays vers un ailleurs forcément meilleur. Il mène une existence solitaire, squattant un chantier de construction abandonné et tous les jours il traficote en vendant de l’essence de contrebande au marché noir. À la mort de son père, il doit s’occuper de ses deux sœurs cadettes, livrées à elles-mêmes dans une maison dont les traites ne sont plus payées depuis bien longtemps. Les créanciers sont là, aux aguets... l’expulsion est la prochaine étape. Face à cette soudaine responsabilité et aux injustices auxquelles il est confronté, Ali s’éveille peu à peu à la colère et à la révolte. Celle d’une génération qui, plus de dix ans après le printemps arabe, essaie toujours de se faire entendre…
C’est un film bouillonnant et incandescent porté par la performance saisissante d’Adam Bessa. Une vraie et belle découverte. Un film qui frappe fort.