LE LAC AUX OIES SAUVAGES

écrit et réalisé par DIAO YINAN

DU  25 DéCEMBRE AU 07 JANVIER

SORTIE

NATIONALE

avec Hu Ge, Gwei Lun Mei, Liao Fan, Wan Qian...
Chine - 2019 - 1h50 - VOST

Caché derrière un pilier de béton aux abords d’une gare, un homme aux phalanges rougies, au poignet tatoué guette on ne sait quoi. Zhou Zhenong est un gangster, recherché par la police, et traqué par une bande rivale. Ce soir-là, c’est avec sa femme qu’il avait rendez-vous, espérant peut-être fuir avec elle. Mais la fille aux cheveux courts qui se présente pour lui demander du feu est Liu Ai’ai, une “baigneuse” (prostituée) qui vient pour l’avertir du traquenard qu’on lui a tendu. Le chef de gang en quête de rédemption et la prostituée prête à tout pour recouvrer sa liberté se retrouvent alors au cœur d’une chasse à l’homme…
Le nouveau polar ultra-stylé de Diao Yinan n'arrête jamais sa course, de rounds d’observation en règlements de compte, de courses-poursuites en séquences de cache-cache dans toutes sortes d’endroits insolites (un zoo, un marché…), porté par une mise en scène d'une virtuosité assez sidérante.
De Black Coal, le précédent film de Diao Yinan, on garde le souvenir d’une enquête tortueuse, sombre et alanguie. L’obscurité, têtue, s’impose à nouveau dans Le lac aux oies sauvages, plongé dans un univers nocturne, pluvieux, très poisseux. Mais cette fois, le polar est plus nerveux, et surtout plus ample : Il y a davantage de protagonistes, de profusion narrative, d’orchestration dans la mise en scène. Entre la femme fatale et le bandit se tissera la seconde intrigue du film, une histoire d’amour sublimée, envoûtante. Et finalement se dessine en creux comme un troisième film, portrait cinglant d’une Chine moderne