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LE MOINE ET LE FUSIL

écrit et réalisé par Pawo Choyning Dorji

SORTIE
NATIONALE

du 26 juin au 23 juillet

avec Tandin Wangchuk, Deki Lhamo,
Pema Zangmo Sherpa...
Bhoutan - 2024 - 1h47 - VOST

Le moine et le fusil.jpg

Après L’École du bout du monde (2022) grâce auquel le Bhoutan a obtenu sa première nomination aux Oscars, le réalisateur Pawo Choyning Dorji signe une comédie extrêmement réjouissante. Il est rare d’avoir l’opportunité de voir sur grand écran un film en provenance du Bhoutan. Et pour cause : il n’y a pas d’industrie du cinéma dans ce petit pays d’Asie du Sud. Un état qui est devenu le tout dernier pays du monde à se connecter à internet, à autoriser la télévision, et sans doute l’un des seuls pays au monde à introduire la démocratie sans que le peuple ne l’exige ou ne fasse la révolution, mais simplement parce que le roi a abdiqué de son plein gré pour que son pays et son peuple puissent trouver leur propre place dans le monde. Et c’est justement en 2006, au moment où le pays s’ouvre à la démocratie, que commence le film. Pour apprendre à son peuple à voter, le gouvernement organise des “élections blanches”. Mais dans le pays du Bonheur National Brut, où la religion et le Roi importent plus que la politique, les habitants semblent peu motivés.
Cependant, dans un coin reculé, au milieu des sereines montagnes, un vieux lama décide d’organiser une mystérieuse cérémonie le jour du vote afin de “remettre les choses à l’endroit”. Pour ce faire il confie à un moine la mission suivante : trouver deux fusils avant la prochaine pleine lune et les lui ramener. Le compte à rebours est lancé.
À partir de cette situation stupéfiante - pourquoi diable un lama, qui passe le plus clair de son temps à méditer dans un monastère, aurait-il besoin de fusils ? -, le cinéaste bhoutanais construit très habilement un récit où l’humour, subtil, savoureux, ne manque pas de faire mouche.

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