LE SERMENT DE PAMFIR

du 02 au 15 novembre

écrit et réalisé par Dmytro Sukhlytkyy-Sobchuk

SORTIE
NATIONALE

avec Oleksandr Yatsentyuk,
Stanislav PotIak, Solomiya Kyrylova, Olena Khokhlatkina...
Ukraine - 2022 - 1h43 - VOST

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Tragédie familiale, drame politique, western (mais à l’Est !) thriller ou fable folklorique... Il y a tout cela dans Le
Serment de Pamfir, découverte sensationnelle de la dernière Quinzaine des Réalisateurs de Cannes.
Nous sommes dans une région rurale aux confins de l’Ukraine, de l’autre côté de la forêt, c’est la frontière avec la Moldavie, et à peine plus loin celle avec la Roumanie. Après de longs mois passés à travailler en Europe, Léonid rentre au village et retrouve enfin sa famille. Pour eux il est Léonid, mais rapidement son surnom d’antan lui recolle à la peau : il est Pamfir. Fort comme dix hommes, véritable force de la nature, ses exploits plus ou moins légaux lui ont valu autrefois d’être ainsi rebaptisé avec le nom d’une divinité. Et dans cette région de Tchernivtsi où se mêlent Roumains, Moldaves et Arméniens et où les habitants croient en Dieu, en la Sainte Trinité, tout en obéissant à des rites païens, sa légende semble presque le dépasser. Lorsque son fils se trouve mêlé à un incendie criminel, Pamfir se voit contraint de réparer le préjudice. Mais, devant les sommes en jeu, il n’a d’autre choix que de renouer avec son passé trouble. Au risque de tout perdre.
Formellement brillant, le film impressionne par sa beauté. Il mêle couleurs sanglantes, formes primitives du carnaval, au feu, à la violence du récit, et à des personnages superbement interprétés, avec au centre la figure de Pamfir, dont la brutalité marmoréenne et la détermination portent cette histoire de guerre personnelle contre le destin. Il convient également de saluer la capacité de Sukholytkyy-Sobchuk à varier les tons sans enfermer son film dans un genre - le résultat sait être aussi imprévisible qu’excitant.