LES RACINES DU MONDE

DU 07 AU 20 JUILLET

écrit et réalisé par BYAMBASUREN DAVAA

avec Bat-Ireedui Batmunkhw, Enerel Tumen, Yalalt Namsrai, Algirchamin Baatarsuren, Ariunbyamba Sukhee...
Mongolie - 2021 - 1h37 - VOST

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C’est grâce à Byambasuren Davaa que beaucoup d’entre nous ont fait leur premier voyage dans l’immensité mongole avec Le Chameau qui pleure, Le Chien jaune de Mongolie ou encore les Deux Chevaux de Gengis Khan. La voici qui nous revient avec un film envoûtant, engagé et étonnant à savourer à tout âge. Les adultes y trouveront leur content d’évasion et un efficace pamphlet géopolitique, les enfants (à partir de 7 ans) une fable contemporaine écologique, les invitant à respecter les traditions tout en utilisant leur libre arbitre.
Comme tous les matins, Amra quitte la yourte, monte dans la voiture brinquebalante de son père, et traverse les vastes et somptueux paysages de la steppe mongole. Peu à peu, on découvre des parcelles balafrées, recouvertes de monticules de terre, de fossés et de camions. La civilisation et la modernité semblent prendre toute la place et, arrivé à l’école, il n’est question que de vidéo, de téléphone portable et de l’émission télévisée Mongolia’s got talent qui justement prépare des auditions dans la région pour y trouver ses futurs candidats. Amra voudrait tenter sa chance et y chanter une rengaine traditionnelle qui lui trotte toujours dans la tête... même s’il la trouve un peu trop enfantine. A 12 ans il a plutôt honte de ces croyances ancestrales qui font vénérer les esprits invisibles, ou prier autour d’un arbre sacré... Pourtant son père, chef des nomades, tente de lui enseigner l’importance de sa terre et de ses traditions. Amra ne prend pas cela très au sérieux et ne comprend pas le combat de son père contre les sociétés minières internationales. Non, Amra ne sait pas encore combien la vie est éphémère, et combien les anciens ont raison quand ils disent que l’or ne se mange ni ne se boit.
On n’a guère ici envie de déflorer plus l’intrigue, mais progressivement le récit nous attache à ces personnages lumineux qui deviennent un peu comme les membres de notre propre famille et nous embarquent dans ce film plein de souffle et d’humanité.