MADE IN BANGLADESH

co-écrit et réalisé par RUBAIYAT HOSSAIN

DU 18 AU 31 DéCEMBRE

avec Rikita Shimu, Novera Rahman, Deepanwita Martin, Parvin Paru, Mayabi Maya...
Bangladesh - 2019 - 1h35 - VOST

Made in China Made in India. Made in Morocco. Made in Bangladesh. Derrière chacune de ces étiquettes qui ornent nos chemises et tee-shirts, se cachent des milliers de bras fatigués, de dos endoloris et d'yeux affaiblis. Dans de grandes usines ou dans des ateliers mal éclairés, des femmes cousent à la chaîne, courbées sur leur machine, des heures et des heures d'affilée, pour un salaire de misère. C'est pour donner un nom, un visage, un destin à toutes ces ouvrières anonymes que Rubaiyat Hossain a souhaité faire ce film, mais aussi pour sensibiliser le public occidental à leurs conditions de travail afin, peut-être, de l'amener à acheter avec un peu plus de conscience.
Shimu a 25 ans et travaille dans une usine textile de la région de Dacca, enfermée dans un atelier sans fenêtre, sans climatisation, sans aération et sous l'œil inquisiteur d'un chef d'atelier qui impose des horaires et des cadences toujours plus épuisantes. Alors qu'une journaliste veut l'interroger suite à un incendie meurtrier qui a ravagé son atelier, elle découvre qu’il existe un droit du travail dans son pays et des femmes prêtes à l'aider pour le faire respecter. D'abord réfractaire à toute idée de lutte syndicale, par peur de perdre son emploi, de se faire mal voir par les autres ouvrières, par crainte aussi des représailles de son époux, elle va peu à peu s'engager. C'est la naissance d'une conscience politique au féminin que raconte Made in Bangladesh, dans un pays patriarcal peu enclin à laisser la parole aux femmes, et plus généralement aux plus faibles.
Tourné au Bangladesh, dans un quartier pauvre de Dacca, avec une équipe technique essentiellement féminine, le film distille aussi les parfums, les couleurs, les odeurs de cette vie de quartier où les femmes se retrouvent et vivent dans la rue. Made in Bangladesh rappelle les films optimistes de Ken Loach, avec l'espoir au bout de l'histoire…