MISS MARX

écrit et réalisé par SUSANNA NICCHIARELLI

DU 25 MAI AU 07 JUIN

UNE SéANCE SUPPLéMENTAIRE LE MARDI 14 JUIN à 13H30
SERA SUIVIE D'UNE PRéSENTATION ET D'UN DéBAT  PROPOSéE PAR
L'UNIVERSITé POPULAIRE DE POISSY

avec  Romola Garai, Patrick Kennedy, John Gordon Sinclair, Felicity Montagu...
Italie/Belg. - 2022 - 1h47 - VO(anglais)ST

LLTGsDCg.png

À défaut d’avoir lu Le Capital, on connaît Karl Marx, au moins dans ses grandes lignes, son analyse de la lutte des classes, son activité révolutionnaire au sein du mouvement ouvrier, son influence dans les sciences humaines et sa photographie en patriarche à la barbe blanche.
De sa fille cadette, l’une des trois seules qui ont survécu sur les six enfants du couple Marx, on ne connaît en revanche souvent même pas le prénom. Susanna Nicchiarelli s’emploie à la mettre en lumière.
Le film s’ouvre en mars 1883 aux obsèques de Karl Marx à Londres. C’est Eleanor, âgée de 28 ans, qui lui rend un vibrant hommage devant la famille et les amis de toujours, retraçant notamment sa trajectoire amoureuse avec sa mère, Jenny, auprès de laquelle il est inhumé.
La jeune femme surnommée Tussy a, à l’évidence, une forte personnalité. Secrétaire de son père, elle est aussi passionnée de théâtre, ce qui l’a conduite à rencontrer Edward Aveling, un journaliste et dramaturge en vue. Elle lui propose de la suivre aux États-Unis pour un voyage organisé par le Parti socialiste à la rencontre des ouvriers américains.
Miss Marx parvient à trouver une tonalité originale, historique et contemporaine, dans une étrange alchimie. Le film dépeint la vie personnelle de Tussy jusque dans ses amours, essentiels il est vrai puisqu’ils la conduiront au suicide.
Il s’attache aussi bien sûr à ses engagements sociaux et politiques. Elle visite les usines, s’intéresse aux conditions de travail souvent catastrophiques de leurs salariés, ce qu’appuie le long métrage par des images d’archives. S’impose rapidement à Eleanor l’idée que parmi les plus opprimés, les femmes le sont plus encore, posant les bases d’un féminisme social.    (d’après La Croix)