MINARI

DU 23 JUIN AU 13 JUILLET

co-écrit et réalisé par LEE ISAAC CHUNG

SORTIE
NATIONALE

avec Alberto Testone, Jakob Diehl, Orso Maria Guerrini, Francesco Gaudiello...
Italie - 2020 - 2h14 - VOST

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Lee Isaac Chung est un réalisateur américain aux racines sud-coréennes. Avec Minari, il puise dans ses souvenirs d’enfance pour raconter l’établissement d’une famille immigrée sur le sol
américain, et tresser une nouvelle variation sur ce thème fondateur de la pensée américaine qu’est “la poursuite du bonheur”.
Dans les années 1980, Jacob Yi, ouvrier agricole, part s’installer avec sa femme Monica et leurs deux enfants sur un petit lopin de terre perdu au beau milieu des plaines de l’Arkansas. Il espère ainsi échapper au laborieux travail de sexage des poussins auquel il était jusqu’alors cantonné, et faire pousser ses propres légumes. Mais son épouse ne le voit pas d’un si bon œil quand elle découvre le mobile-home miteux qu’ils doivent désormais habiter, loin de tout…
L’arrivée de la grand-mère coréenne, venue à la rescousse pour s’occuper des enfants, va créer comme un choc des cultures. En tous cas elle ne va pas arranger les affaires du petit David, qui va devoir partager sa chambre avec elle et qui ne se privera pas de faire remarquer qu’elle “pue la Corée”, ronfle, ne sait pas faire les gâteaux, jure comme un charretier…
Pourtant Soonja, avec ses drôles de façons, s’avèrera porteuse d’émancipation, de dissidence. Elle est atypique autant que malicieuse… et elle aura tôt fait de trouver le bon coin pour semer des graines de “minari”, ces herbes typiques de la cuisine traditionnelle, à la saveur soutenue, au feuillage de dentelle délicate…
Tout comme l’est ce joli film à la beauté discrète, qui nous immerge dans l’intimité de cette attachante maisonnée. Et tout comme le minari qui parvient
à pousser en terre si peu hospitalière, peut-être la petite famille finira-t-elle, après bien des embûches, par réus-
sir son enracinement après son déracinement…