
L'affaire Bojarski
du 25 février au 31 mars


avec Reda Kateb, Bastien Bouillon,
Sara Giraudeau, Pierre Lottin…
France - 2026 - 2h08
VF
co-écrit et réalisé par Jean-Paul Salomé
Fourgon blindé, bandits masqués, pistolets chargés… D’emblée, la scène d’ouverture de L’Affaire Bojarski installe les codes du film de braquage. Pourtant, pourquoi dérober lorsqu’on peut fabriquer ?
En plein cœur de la Seconde Guerre mondiale, Jan Bojarski, jeune ingénieur polonais, s’installe en France dans l’espoir d’y trouver refuge. Tentant de se faire une place dans ce pays plus ou moins accueillant, il est rapidement happé par le monde de la contrefaçon. De la production de faux papiers d’identité aux répliques de billets de la Banque de France, le génial ingénieur s’enfonce progressivement dans une spirale mensongère infernale…
À la croisée des chemins entre un biopic historique précis et un film policier haletant, Jean-Paul Salomé retrace l’histoire bluffante de Bojarski. Celui que les journaux appelleront le “Cézanne de la fausse monnaie”, qui, à l’insu de tous - y compris de sa famille - fabriquait dans son jardin des contrefaçons faisant cauchemarder les autorités. Le film suit l’enquête rocambolesque menée pour le retrouver, ainsi que tous les ressorts ingénieux du faussaire pour échapper à la police, et notamment à son meilleur ennemi, le commissaire Mattei.
Reda Kateb est, comme toujours, impeccable et campe un Bojarski magnétique, partagé entre sa soif d’être reconnu et la nécessité de sa clandestinité. Face à lui, Bastien Bouillon impose un commissaire vaniteux, délicieusement tourné en bourrique durant plus de quinze ans. Ces deux-là joueront longtemps au chat et à la souris, et le film nous plonge dans une longue chasse à l’homme, durant laquelle la fascination d’un enquêteur pour le travail d’orfèvre du faux-monnayeur ne cesse de grandir.
Jan Bojarski était-il un vulgaire faussaire ou un artiste incompris ?












